Bayo Aboubacar


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Tel un avenant


Focus
L’une des raisons qui rendent, davantage légitime, la réforme constitutionnelle, est l’absence totale, de référendum d’initiative populaire, contrairement, à celle présidentielle et législative, alors qu’on aurait pu pour parer à toutes les éventualités, répercuter le principe d’équilibre des pouvoirs, à l’échelle des normes prescrites pour créer un effet d’équilibre entre l’exécutif, le parlement et les citoyens, s’agissant de l’initiative des lois, car nécessaire pour rendre effective l’implication progressive du peuple, dans le processus de prise de décision, mais en vain. Ce constat est d’autant inquiétant que les efforts pour la participation citoyenne, au débat local, à la gouvernance communautaire et le développement, ne seront pourvus de succès, sachant ceux-ci, engager directement, leur avenir.
Mieux, même le référendum d’initiative législative ne peut dans les normes, surseoir à l’article 154, tellement que la constitution fut scellée, au point d’en ôter, par euphémisme, le sens dévolu au principe de précaution, alors qu’il en fallait, pour clouer le bec, à toutes formes d’amalgames, de contentieux et de conflits susceptibles de figer les positions, engendrer des crises et ébranler le socle de la République.
Toutefois, la constitution actuelle, est plus conformiste que réactive dans le sens d’une appréhension au paroxysme des enjeux démocratiques, les impératifs et défis du développement, quand bien même, qu’elle paraît fondée autour de l’idée de la sanctuarisation de la limitation de mandats, pendant qu’elle aurait pu y parvenir, par son élargissement à tous les aspects contenus ou non..
Je parle de constitution, non de 3° mandat…..
À suivre

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Réforme de la constitution


Focus
Je ne suis certes, ni une stèle érigée en mêmoire, ni le peuple, encore moins, une frange de celui-ci, nommé ou investi d’un mandat électif, mais, j’ai le droit d’adouber l’honnêteté intellectuelle, souscrire à la décence morale, adopter une démarche savante et transgresser le mutisme, dans le débat en cours sur la constitution Guinéenne.
Ce faisant, loin de braver les interdits, sachant le droit pour tout un chacun d’entre nous, d’apporter sa contribution tant à l’édification de la nation que l’essor institutionnel, pour le triomphe bien évidemment, de la démocratie, il m’échoit, une onction non belliqueuse, tout au plus de dextérité, de revenir, sur un aspect, du pour ou contre, la remise à plat de la constitution, ayant guidé, toutes proportions confondues, ma prise de position, dès sa première lecture, en Mai 2010.
En conséquence, je bifurque du conformisme doctrinal, après en avoir épuisé la substance, pour cette fois-ci, me fixer un crédo, subséquent à une réduction spécifique, au passage en force de l’option « avènement d’une nouvelle constitution » sur toute autre, de mon analyse partielle, du débat en cours, ce pour des raisons, toutes aussi, à l’afflux d’un discernement des positions déclinées, positions m’y subjuguant davantage d’ailleurs.
Sur ce, l’argument fondamental, de mon choix, exceptée toute passion, est contiguë au report du seuil de la réaction constitutionnelle, des titres et dispositions, directement liées, aux questions en verve, soient ceux consacrés aux droits fondamentaux, l’organisation territoriale et institutionnelle, ainsi que celle économique et sociale, afin d’accompagner la mutation économique et le flux des capitaux, dans un cadre de vie et de gestion sans cesse muable, vers des aspects requérant la flexibilité, notamment, le verrouillage quasi systématique, sous un prétexte, peu accommodant, tout de même légué, à la réactivité, de l’article 154, qui dispose
« Nul ne peut changer, la durée et le nombre de mandats »
Une question pourtant déjà résolue par celui 127, quand celui-ci stipule, dans l’un de ses alinéas,  » En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs »
Ce qui davantage, prouve que la constitution actuelle, ne traduit autant dans son esprit, que dans sa lettre, la résolution, au prorata des aspirations à la réactivité, surtout, à la pratique constitutionnelle, la capacité, de ceux commis à la tâche, à élaborer une constitution, qui sache prémunir les abus en tous genres, prévenir, protéger, organiser tout en anticipant l’avenir avec proportion. Mieux, avec l’évolution de la doctrine, la prévention semble de toute part, privilégiée à la réclusion des normes, mêmes constitutionnelles.
Plus loin, la même constitution, s’enferme de plus belle, lorsqu’elle ôte toute perspective à la postérité de disposer librement de ses choix, due à son obstruction du principe à l’aune de toutes les éventualités.
Ce principe n’est autre que celui de la révision, car au lieu d’être généralisé à l’ensemble de la constitution, simultanément aux intangibilités, il s’y substitue, en s’illustrant telle une dérive, mais non une dérogation, puisqu’il fait abstraction, dans le contexte Guinéen, du temps, un facteur essentiel à la prévention.
En outre, cette approche, ouvre la voie à une redéfinition, du concept d’intangibilité, relativement aux aspects et caractéristiques qu’il est susceptible de revêtir selon les contextes.
C’est d’ailleurs l’occasion, de l’inscrire au cœur du débat sur la doctrine, afin d’y consacrer une analyse relative à ses différentes manifestations.
En tout état de cause, le débat sur la constitution, loin de fustiger les ardeurs voués à l’alternance politique, revient dans le carcan des contraintes factuelles à une gouvernance aplanie et exhorte à l’œuvre d’harmonisation de l’arsenal constitutionnel avec les perspectives et propensions, tant à la dynamique sociale, la réactivité politique que l’essor institutionnel et le développement, nonobstant, bien évidemment, son incidence sur l’avenir politique du Président actuel….🇬🇳

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Réforme constitutionnelle


Focus
La réforme qui fait monter les enchères, autour du postulat politique, c’est-à-dire, celle constitutionnelle, n’est ni plus, ni moins, qu’une obstination des uns confrontée aux convictions quasiment justifiées des autres, de surseoir au mieux, aux graves manquements observés dans son approche de la circonscription des défis et impératifs du développement, au pire, la rendre flexible et ouverte aux perspectives d’avenir, car autant, les aspects contigus à la réactivité sur des questions essentielles du devenir de la nation, sont probatoires aux dérives consécutifs à l’inobservance des principes primo définis à l’aune de la dynamique institutionnelle, autant, l’approche chronologique, celle liée au coût financier de la gestion du patrimoine, collectif et le contexte politique, se doivent de focaliser les attentions, afin que, l’arsenal législatif rompt avec l’obsolescence des procédés, tout en répondant suffisamment, aux besoins d’auscultation, des problèmes assaillants, la consolidation de l’œuvre d’édification des équilibres fondamentaux d’une république, sans cesse, sous la houlette des mutations, en l’absence desquelles, conduire le destin collectif, se verra confronter à des contraintes factuelles et dérogatoires au conformisme adjugé, probant pour que la nation renoue avec son Ora d’antan.
En tout état de cause, la réforme en question, délocalise le cadre exigu des prétentions à un énième mandat, tout comme, elle s’énonce telle la caution d’un renouveau sur fond d’une relégation des buttes à la formulation du génie des humains à subjuguer les institutions de la République, aux aspirations légitimes de progrès et de développement à large échelle….
A suivre….

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Perspectives constitutionnelles


D’une approche globale, soit celle mettant à contribution, tout les aspects contenus ou non, de la vie des institutions, à une analyse juridique de la nécessité d’harmoniser la constitution avec la pratique de la démocratie, on finit par se persuader, qu’il y a un regain d’intérêt, ainsi qu’un engouement, pour le patrimoine collectif, tels que la soif de jouissance des attributs de la démocratie, suffit pour avérer, le respect des principes qui l’érigent, en mode de fonctionnement de l’État, y compris, figurer, la marge dévolue aux mécanismes de consolidation des équilibres des institutions républicaines, parmi lesquelles, la constitution occupe une place prédominante, et on ne peut plus axiale, car instituée pour parer autant, aux diverses éventualités augurée par la difficulté d’interpréter le droit, fixer les limites de celui-ci, consacrer les libertés que définir l’organisation politique, administrative et économique de la nation.

À ceci près, la constitution, se doit de demeurer factuelle, anticipative et réactive, pour effleurer le goût d’une évolution institutionnelle, probatoire à la contusion des canaux de diffusion de la culture démocratique et rédhibitoire de perspectives de développement, pourvues en dimensions, mais aussi d’outils de promotion de l’épanouissement et d’instruments d’inclusion juridique, pour paraître à la hauteur des attentes dûment exprimées, par le peuple et formulées, en politiques par l’élite.

1) En quoi, la constitution se doit d’être factuelle?

Toutes proportions contenues, la constitution n’a de dévolution que celle qui la donne pour vocation, de définir la forme d’organisation de l’État, au prorata, des aspirations populaires, quoi qu’à l’évidence, le brassage culturel, soit une contrainte linguistique et intellectuelle, ou tout simplement, l’analphabétisme, expliquent l’improbabilité de l’adjudication du sens ainsi que la portée de la constitution, par un pan important de certains peuples.

Toutefois, il faille recourir à une interprétation psychologique et sociologique de la nature humaine, pour présumer de la nature assez fluctuante des sociétés humaines, de même requise, pour espérer justifier le postulat selon lequel, une constitution doit refléter un formalisme juridique adéquat pour revêtir son caractère de référence normative.

Ceci dit, réunir les conditions de l’adéquation de la constitution avec les faits constitutifs de la pratique de l’État, des institutions républicaines, en somme la démocratie, donc pour qu’elle soit factuelle, il n’est point aisé de substituer, les perspectives de son évolution aux aspects susmentionnés, c’est à dire, la psychologie et la sociologie, toutes deux explicatives de la nature fluctuante, assez mue même des sociétés. D’où, l’élaboration d’une constitution, loin d’échapper au conformisme doctrinal, nécessite en revanche, une marge d’assouplissement, concédé par le droit aux contingences culturelles, dans ce qu’elles ont de spécifiques à chaque nation.

En conséquence, le principe de révision, ne peut être récusée, par une constitution, encore moins, son verrouillage paraître expliquer la crainte de son tripatouillage, si elle veut tout à la fois encadrer la démocratie, sans transgresser les limites à la démesure et s’ouvrir au futur, en laissant toutes les perspectives d’évolution émerger.

2) En quoi, elle se doit anticipative?

Partant de ce qui précède, on se rend à l’évidence que la vie étant le présent et le futur, aux auréôles du passé, il est clairement prouvé que la constitution de par sa fonction de régulation de la vie de la nation et en tant que référence normative, ne peut s’extirper des arcanes du droit objectif, en prévision bien évidemment, des brèches de l’évolution sociétale, si elle veut s’inscrire dans la logique de promotion des valeurs pérennes, d’où sa propension à anticiper les dérives du futur, par la mise à contribution de l’expérience de la gestion publique, forge la marge d’assouplissement requise pour son homologation et pour qu’elle paraisse refléter, les enseignements à tirer de l’usage autant, que la pratique de la démocratie.

Néanmoins, sa capacité à anticiper, par l’introduction des normes et principes, favorable à l’aspiration qu’a tout peuple de disposer de son destin politique, au sein de la constitution, déterminent fondamentalement sa prise en compte, des préalables à l’assouplissement de celle-ci aux aléas et sa préoccupation à prévoir, ou prémunir contre les incertitudes du futur.

En cela, le principe de révision, et de dissolution sont non seulement opposables au verrouillage de la constitution, mais aussi et surtout, ils doivent parallèlement être définis, prévus et inscrits dans celle-ci, au nombre de ses principes fondamentaux, si elle veut se révéler en adéquation avec les aspirations de progrès, de démocratie et de développement.

3) Pourquoi, la constitution se doit d’être réactive?

Une question somme toute banale en apparence, ainsi qu’à l’évocation, mais d’une portée permettant de dénoter, le seuil de pertinence juridique du choix de la typologie de toute approche d’élaboration constitutionnelle.

Ainsi, la réactivité se traduit, par la capacité d’une nation à se servir, de son expérience de la pratique institutionnelle, de son évolution politique et des diverses crises vécues, pour s’offrir une constitution s’y rapportant au paroxysme des prétentions.

De là, à préciser qu’une telle approche, bien que dictés par le désir de cohérence et d’harmonie, mais souvent contraint par les velléités de régression, ainsi que les manœuvres politiques de transgression de l’aspiration populaire, n’est point exclusive, de l’assouplissement, de la mutation et de la flexibilité, mais plutôt accommodante avec les perspectives de consolidation de la démocratie, par le biais de l’assimilation de la culture politique, la soutendant.

En tout état de cause, la limitation de mandat est ici et partout ailleurs, un acquis de l’évolution sociétale, inscrit dans la plupart des constitutions démocratiques, donc une norme et un principe, d’entrée sanctuarisés, de façon implicite, de sorte à laisser libre-court et le libre-arbitre aux ayant droits, de les réviser en fonction des opportunités et contextes, ou non, c’est d’ailleurs une marge de flexibilité concédée à la constitution, mais jamais verrouillés de façon explicite, car, source de blocage institutionnel.

Quoiqu’il en soit, le principe de révision, pour réadapter la constitution aux nouvelles exigences de renouveau et celui de dissolution, pour le passage d’un régime à un autre, se doivent d’être clairement définis, les modalités et procédures spécifiées, pour conférer à la constitution tout son caractère confessionnel, liturgique, revue à l’échelle humaine, par extension, de norme suprême…..

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Une question éprouvante


Pour autant que toute société humaine, se mue, conformément à ses aspirations naturelles, et que la remise en cause, de la nature imprévisible de l’attitude de l’homme, est requise, en tout temps, tout lieu, infinies, ses œuvres, sont passibles d’imperfection. Donc, y apporter, une touche de réadaptation, s’avère, inhérente, à leurs existences, tout aussi bien, au gré, des conjonctures épisodiques, que celui des nouvelles conjectures, mais surtout, s’énonce dans la foulée des interrogations supposées empoignantes, car, vouées à resplendir, les mutations institutionnelles, ainsi que rendre, singulièrement concluante, la flexibilité de la constitution, relativement aux grands défis du devenir.

C’est sur ces notes, d’entrée descriptives, d’une part, des critères de survivance d’une constitution à l’usure du temps, la désuétude des solutions face aux aléas et les brèches d’assujettissement de l’évolution aux contraintes ponctuelles, tandis-que de l’autre, les conditions permissives, de la rigidité ou la dynamique institutionnelle, y compris, la réactivité politico-juridique, au cœur d’un système démocratique, que j’entame mon analyse. Une analyse explicative, de la dévolution du principe de révision, de la constitution, non sans laisser effluves, les questions, à l’origine de sa légalité, consécutive à sa légitimité.

Ainsi, la légitimité de la révision constitutionnelle, devant être la condition de sa légalité, celle-ci à son tour, étant synonyme du respect, de la procédure, ainsi que les dispositions prévues à cet effet, il en ressort, théoriquement, qu’il faille, partir du principe, de conformité d’un acte politique ou juridique, avec la législation en vigueur, pour en déterminer, les attributs et fondements juridiques.

Toutefois, outre, la nécessité de faire sauter, le verrou de la limitation de mandat de l’exécutif, art 27 de la constitution Guinéenne, ou non, une question parallèle, à celle initialement mise en branle, subsiste à savoir, en quoi, est-il si principiel et fondamental, qu’une constitution soit prédisposée à la perfection et aménagée, pour sa cohérence, de sorte à répondre à toute demande relative à son assouplissement, d’autant qu’elle ne nous est pas dictée, elle nous sert, mieux qu’on ne la serve, elle nous guide, parce qu’on l’a choisie, comme étant l’expression de la volonté générale?

En plus, on dirait pour être explicite, une formulation toute faite, de ces questions édifiantes, consiste, en ceci, pourquoi la réviser?

Répondre à une telle panoplie de questions, bien que s’expliquant certes, et à l’origine, par la mise en exergue, de l’impact de la séparation des pouvoirs, nécessaire autant, pour la saisine du seuil d’interdépendance juridique des institutions républicaines, à travers les moyens de contrainte réciproque, des pouvoirs, permet, tout au plus, à la fois, de rompre avec le caractère indûment houleux du discours politique à propos, et afin que celui-ci, devienne perméable, aux injonctions du peuple, sensible à la grogne sociale et imprégnés des mécanismes de transcription du droit, crescendo, les normes constitutionnelles, telles qu’institués par ses principes majeurs.

Par delà, ce bref aperçu, la constitution en tant que norme supérieure, de la hiérarchie juridique, n’est moins porteuse, en elle-même, d’une hiérarchie, inclusif du degré de prédominance des principes d’élaboration de la mouture de la constitution entre titres et chapitres, et ceux normatifs, applicables aux dispositions déclinées en droits et libertés, subdivisés en articles et alinéas. Ceci pour certainement attester, de la stratification des principes applicables à la constitution pour la distinction des dispositions régaliennes ou générales, de celles subsidiaires, outre, les principes, requis pour les normes en tant que telles.

Par ailleurs, l’élaboration de toute constitution, est assujettie à l’observance, d’un certain nombre de principes préliminaires, notamment le principe de révision, pour qu’elle remplisse les critères qui la définissent, car, on ne peut point parler de constitution, du moins, une approche de celle-ci, fondée sur l’évaluation du ressort du droit constitutionnel, y compris, l’étendue des libertés fondamentales et le champ d’application, de celui-ci, sans en référer à la faculté d’évolution, d’où le formalisme juridique censé doter la constitution d’un moyen juridique permettant son assouplissement. Pis, aucune législation ne peut anticiper le seuil d’applicabilité du droit, autrement, une constitution dans sa plénitude, avant son entrée en vigueur.

Pourquoi réviser une constitution?

Quelques soient, le contexte, les raisons ou les motifs ayant prévalu, à la révision d’une constitution, il est évident, que l’envisager procède subjectivement, de l’utilisation des moyens juridiques conférés par le principe de révision, tandis-que, objectivement, c’est pour apporter, une modification significative à celle-ci, afin qu’elle revêt toute sa qualité de référence normative.

Maintenant, les raisons pouvant expliquer, cette modification, peuvent varier, selon que les contextes politiques et juridiques, soient favorables ou défavorables, à l’image de la perspective en germe en Guinée, relativement à la révision constitutionnelle, dans un contexte politique favorable, puisque c’est l’exécutif lequel est en même temps majoritaire au parlement, qui serait porteur de l’initiative, mais défavorable, dans celui juridique, lorsque, cette modification peut entraîner des changements outre que ceux juridiquement possibles, tel que le cas de figure, d’une dissolution de la constitution, puisqu’elle ne peut bien évidemment, intervenir, que dans des circonstances exceptionnelles. Coup de bluff, la constitution Guinéenne, est rigide et hermétique, en ses dispositions relatives à la durée, ainsi que le nombre de mandat, raison pour laquelle, il n’y a point de perspective de révision imaginable pour une disposition aussi sacrale, qu’un recours à la dissolution.

Ainsi, on paraît passer d’une perspective de révision à celle de dissolution, afin que la constitution refasse peau neuve, devienne réactive, tout en s’inscrivant dans une dynamique évolutive.

La question maintenant, reste à savoir, est-il opportun d’envisager ou non la dissolution de la constitution, sachant celle-ci assez évasive sur le principe de révision et improbable sur la question de dissolution?

Si oui, comment y procéder, si non, pourquoi ne pas songer à donner, une étoffe conforme aux impératifs?

De toute manière, la constitution en l’état actuel, mériterait bien, d’être soumise à l’épreuve, sinon de dissolution relativement aux dispositions verrouillées, faire l’objet d’une révision, censée la redonner un contenu approprié et un sens probant.

À cet effet, il faut signaler, que la dissolution étant un principe fondamental prévu au même titre que la révision, au sein de la constitution, et dont le recours obéit à une procédure spécifique, il devient conflictuel de substituer celle-ci à une révision, au mépris, des voies et moyens juridiques, prévus dans toute constitution, élaborée sur la foi, d’une approche du pluralisme politique, au cœur d’un régime démocratique.

À suivre…

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Lettre ouverte au Président


Monsieur le Président,

Comme, il est souvent d’usage, chez les Gaulois, de s’accoutumer avec des proverbes fort illustrés, pour imager leur expression, y attribuer un acronyme et en trouver une équivalence, je ne saurais m’en priver l’occasion, en commençant mes propos, à travers celui-ci, je cite:
 » À tout seigneur, tout honneur ».

Monsieur le Président,

Je m’attends, à la publication de cette missive à vocation publique, à une flopée de réactions, autant subjectives qu’objectives, des vindictes, et bien d’autres récriminations, y compris, injonctions, de la part de votre camp politique.
Toute chose, n’étant de nature à me faire abdiquer, dans ma propension à l’infléchissement des politiques publiques, reléguer au rang du futile, mes remarques, qualifier d’incurie ma démarche, de la dénégation intempestive, ma prospection des artéfacts de votre règne ou tout simplement, nul et non effet, mon souvenir, en amont, de votre parcours d’opposant politique, notamment en France, du moins, le temps de mon existence, et en avale, mon approche de votre gouvernance, une gouvernance que j’ai du début à l’entame de sa fin probable, jaugé, avec prestance, observé avec retenue, analysé avec décence, imaginé avec aprioris et sans, appris à scruter, au regard du contexte de son avènement, sans jamais céder à la tentation de la fable des vainqueurs, ni à la litanie des vaincus.

Monsieur le Président,

Émerveillé, rien qu’à l’idée de vous adresser ces quelques lignes et dans l’espoir, j’ose espérer, qu’elles seront lues avec le même enthousiasme, attirer votre attention sur les risques de rupture de la fibre d’un dialogue pérenne et éveiller votre clairvoyance, sur les causes probables de l’inertie de votre régime, face aux questions essentielles, notamment, la grogne politique, les remous sociaux et atypiquement, les revendications corporatistes, je puis d’entrée, vous assurer, loin d’une querelle partisane, une prise de position partiale et un déni de la complexité des difficultés que vous rencontrez, dans votre mission ô combien salvatrice, de mon sens élevé du discernement.

Monsieur le Président,

L’honneur me sied par ailleurs et particulièrement, d’en référer à votre sens du devoir, nécessaire à la gouvernance d’un État, à dévolution démocratique.
Ainsi, pour que vaillant, soit ce sens et aussi élevé qu’il puisse paraître accolé à votre fonction, daignez-moi, avant tout, Monsieur le Président, de vous faire part de mon état d’âme, ainsi que vous exprimer, en votre qualité de premier magistrat de la nation, mes impressions, au forceps de mon constat, de loin et de près, fait sur la base de la situation que votre règne aux destinées du peuple de Guinée, a auguré, tant en terme de perspectives d’avenir radieux, conférées à la gestion de l’État, dans son ensemble, que les aspects incontenus de votre leadership, parce que, faisant l’objet à présent, de vives divergences de principe, de procédé, de modèle, y compris, d’approche, entretenues avec vos adversaires politiques, nonobstant, les œuvres parallèles d’infléchissement des politiques publiques, car, assez souvent déclinées, dans le but de promouvoir et faire valoir, le mode de fonctionnement, requis pour l’interaction des institutions démocratiques, l’harmonisation de la gouvernance avec les impératifs de renouveau et le libre-arbitre revenant à l’élite, dans sa tentative de transcription de l’aspiration de la nation, à un État, aux antipodes de la bride spontanée de sa propension à l’épanouissement. Non sans laisser néanmoins pendant, Monsieur le Président, le libre-court, à la volonté irréductible de jouissance effective, des uns et des autres, des attributs de la citoyenneté, que votre avènement au pouvoir, aura certainement suscité en espoir, ravivé la spirale, et élargi le spectre, malgré, la rigidité des institutions aux mutations et le refus quasi avéré de certains de vos collaborateurs, réfractaires au compromis, de les concéder, en guise de sacerdoce et telle, la concrétisation de votre ascension fatidique, au sommet de vos ambitions, ambitions qu’il faille, pour parachever l’œuvre de toute une vie, chercher à ennoblir, à la lumière de la grandeur de l’âme qui la porta, la vision qui l’incarna et sous réserve de la légitimité du combat antérieurement livré, pour le triomphe de l’État de droit, au risque de paraître, par anachronisme, un pugilat des bonnes vertus républicaines.

Monsieur le Président,

Vous voilà, s’il faut demeurer dans le giron des dispositions constitutionnelles, relatives au nombre et la durée de mandat, au crépuscule de votre règne, à la tête de la Guinée, après avoir été plébiscité à deux reprises par la nation, pour avoir, s’il faut privilégier l’approche politique, honoré de vos engagements et promesses de campagne, par un certain nombre d’actes posés, impactant positivement, l’accroissement des richesses, la production nationale, la réalisation de vastes infrastructures, la mobilisation accrue de fonds d’investissement, rehausser le statut social des travailleurs, inauguré de vastes chantiers de reconstruction nationale et veiller à refonder l’État au prorata de ses faillites, face à ses missions régaliennes.

Monsieur le Président,

Vous êtes donc, plongé par supposition, dans l’écume de votre legs à la postérité, celui bien évidemment, dont les Guinéens vont devoir apprendre à se remémorer, telles vos traces en tant que cinquième Président, à savoir, votre parcours à la tête de l’État, votre bilan économique, votre héritage politique, sans toutefois, éluder les contraintes liées à la fonction de régulation sociale de l’État, à travers, la mouvance présidentielle, mais surtout, préoccupée par l’auscultation sin die, des dossiers brûlants, à l’actif de votre gouvernance, car, violemment prise à partie de turbulences, à ne laisser subsister qu’un signe distinctif des travers de votre leadership, vous semblez sommé à une hauteur de vue imprenable, pour dégéler un pan entier de situations, préjudiciables, à l’unité de la nation et la concorde civile, y compris, compromettantes pour toute tentative de stabilisation politique, prélude à une gestion sereine du pays.

Monsieur le Président,

Bien que vos efforts inlassables, dans la conduite de la politique gouvernementale, soient probants, une politique que vous avez veillé à rendre optimale, efficiente et rationnelle, avec autant de succès que d’échecs, il nous est exigé, un devoir d’humilité, à la hauteur des défis nous interpellant tous, une vision dépassionnée du pouvoir et le sens de la mesure, pour demeurer factuel dans notre appréciation, des acquis que vous vous êtes battu à engranger, pour la nation Guinéenne.

Monsieur le Président,

Toutefois, une telle appréciation, ne saurait se dispenser de l’évocation, à travers, l’élucidation des difficultés que votre règne aura pérennisé, crée ou promu, dans votre tentative, disons apparemment désespérée, d’apporter, bien sûr, votre contribution, à l’édification de la nation, en ses ressorts sociologiques, ce qui implique, la prévention et la gestion des conflits communautaires, ceux sociaux, la culture du consensus, la satisfaction des besoins sociaux de base, parallèlement à votre investissement vain dans la résolution des crises politiques, lesquelles de surcroît, vous ont fait adopter une stratégie de cooptation de l’élite politique, souvent improductive, inopérante et impropre à favoriser la poursuite de vos efforts, consentis pour enrayer les stigmates de l’instabilité.

Monsieur le Président,

Cette contribution, se doit certes à l’aune de la perfection, quoique ricochant au passage, le dicton selon lequel, nul n’est parfait, mais d’une signification poussant tout de même, à en exiger, une somme irréductible, d’acquis probatoires à l’état de déliquescence très poussée, des équilibres sociaux fondamentaux, des institutions républicaines, démocratiques et le socle de la politique prônée indûment à contre-courant, des projections requises pour sortir le pays de la léthargie économique, caution de toute perspective, vouée à définitivement éradiquer son marasme et circonscrire, son inanité.

Monsieur le Président,

D’où, la pertinence de la perspective d’en référer, autant aux atouts, pour un progrès accru, engendrés, par votre règne, que les inconvénients, résultant de celui-ci, et pour s’assurer évidemment, que ledit règne, au delà, d’avoir été d’un apport substantiel, pour la renaissance politique du pays, poser les jalons d’un redécollage économique, redonner sens et vigueur à la démocratie, y compris, tenter malencontreusement, de favoriser l’émergence d’une plateforme d’organisations sociales adhésives aux idéaux pérennes de changement, aura été ainsi qu’à bien des seuils, source de déconvenues, fabuleuse et altérée, à la fois, étant l’œuvre de stabilisation institutionnelle, entamée, sous votre égide, quand, les entraves sont éclatantes, dans la mise en place, d’un cadre de dialogue politique, incitatif à la mise à contribution de tous les bords, courants et tendances, afin d’étoffer l’arsenal juridique, s’y appliquant, de principes et vertus en correction des dérives antérieures constatées et répertoriées, l’harmoniser, avec le mécanisme de fonctionnement desdites institutions, tout en souffrant opportunément, dis-je bien, opportunément, puisque c’est fait sciemment, des inepties de votre leadership.

Monsieur le Président,

Sachant, rien que votre obédience politique, présager de la dévolution de votre vision du pouvoir, l’ambition que vous avez tant muri malgré les péripéties de votre long parcours d’opposant et fait naître en chaque Guinéenne et Guinéen, épris de droit, adepte de la bonne gouvernance, conscient de l’impact du cadre juridique et réglementaire, sur le processus de démocratisation, convaincu que le progrès social et le développement économique, ainsi que la transparence, constituent les fleurons de la démocratie, l’espoir, d’une consolidation de l’unité nationale, pour l’heure en lambeau, le raffermissement du tissu social, largement effrité et éprouvée par l’inexistence de mécanismes de régulation sociale efficace, effective même, permettant d’amoindrir le spectre des crises sociales, ainsi que votre volonté de doter le pays d’une assise économique au service du développement, je ne peux, cependant, m’empêcher de pointer du doigt, les accointances de votre leadership, les violations à grande échelle des droits et libertés fondamentales, par votre régime, ainsi que les questions qui fâchent, mais d’une teneur sociale et un poids politique, ne pouvant guère passer inaperçus, dans la perspective de compréhension, d’analyse et de prospection des terrains sur lesquels prospèrent votre discours, de sorte à distinguer, le vrai de l’ivraie, voyant votre engagement à bâtir une nation exempte des disparités en tous genres, s’effilocher, votre volonté d’extirper la Guinée, du carcan de la démagogie, atténuées par les velléités régressionnistes ainsi que votre vocation à demeurer humble et réactif dans la gestion de l’État, s’éclipser devant l’incandescence de la violence, de ceux n’ayant point conscience de l’ampleur, de vos responsabilités, le sens de votre mission, y compris, les ressorts de votre serment et probablement, de façon plus étendue, le legs que vous vous apprêtez à faire au peuple, qui vous a bercé, élevé, adulé et investi de sa lourde confiance de présider à sa destinée.

Monsieur le Président,

Ce peuple, croupissant sous le poids des injonctions abjectes, l’incertitude de son avenir, la paupérisation croissante et la baisse exponentielle de son niveau de rétribution de la richesse nationale, telle une effraction au contrat social, croit à satisfaction, à raison ou à tort peut être, que vous semblez finalement, amnésique de ses souffrances, du lourd tribut de son implication pour vous hisser, au sommet de l’État, les innombrables sacrifices qu’il a dû s’acquitter afin que votre rêve devienne réalité, et que votre désir prenne corps, sans omission de la détermination qui fut sienne, pour vous prémunir contre les affres de la condescendance politique.
Ce peuple, qu’il soit rappelé, Monsieur le Président, auquel votre souvenir, n’accordera, que l’idylle des apports, dans la course au pouvoir ou à l’apothéose, une course devenue à présent celle du destin, pour être parvenu au vôtre et à en croire, tout ce dont vous lui restez devoir, a de tout temps, su autant surprendre, par sa réactivité, déchoir de son soutien, qu’honorer ses engagements, tout en portant à l’éclat ses nobles aspirations, quelques soient les circonstances, au fort prix de son existence matérielle et peu importe, la contrainte ou la machine de répression déployée, d’où, il vous échoit singulièrement, en votre qualité d’acquéreur et récipiendaire du pouvoir bénéficiant de la légitimité populaire, de vous rendre à l’évidence, que seule votre capacité à transformer, les pulsions négatives de ce peuple, en facteurs d’émergence positive de sa faculté à transgresser les vicissitudes de la démocratie, transcender les clivages politiques et créer une plateforme de convergence des idéaux, garantisse la pérennité de votre projet politique, et cela, de celui en cours, à celui dissimulé.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous confier que depuis votre élection à la présidence, le constat unanimement requis par l’ensemble de l’élite, est avant tout, l’incompétence, caractérisant les actes administratifs de votre gouvernement, le manque d’audace de votre réforme économique, l’affaiblissement de l’autorité de l’État, la substitution du compromis et des accords, à la loi, votre légèreté à gérer les crises, votre mutisme face au pic de la violence, ainsi que les scandales financiers, qui se multiplient au rythme de votre mandat, bien que vous vous estimez outrageusement inscrit contre toute forme de bond en arrière, lorsque fastidieuses auront été vos prétentions, très limitée votre tentative de redorer le blason diplomatique, biaisée votre vision de la gouvernance démocratique et certainement, votre improbable, difficile et hypothétique projet de continuer l’œuvre entamée, si la constitution venait à s’y plier par l’entremise d’une révision, mais que le temps accolable à votre mandat, ne vous donne plus la possibilité de satisfaire, sous réserve du maintien de la constitution, en l’état actuel.

Monsieur le Président,

Moins, une onction belliqueuse, à dessein à l’égard de votre régime, je me fîs résigné, à l’idée que la fonction de président de la république, au delà de son aspect protocolaire, est faite de solitude, d’isolement et requièrent, des décisions, dont l’impact sur la gouvernance politique, comporte des préalables, à respecter, des exigences à faire valoir, et des contraintes, à annihiler, du moment que l’inobservation, de ces pre-requis, conduit inéluctablement à des crises, des situations de blocage ou pouvant si on y prend garde, mettre en péril, un règne.
C’est pourquoi, il est un impératif de premier ordre, de veiller aux probables implications de toute décision, à fortiori, quand elle est envisagée, dans un contexte où les données sociologiques, ne s’y prêtent guère, l’immaturité politique, un handicap, quand la situation économique, ne parvienne que peu à conforter l’adhésion populaire.

Monsieur le Président,

La singularité de votre destin dénote la spécificité du pays, dont vous êtes le premier magistrat, raison pour laquelle, il vous est déconseillé, sinon interdit, de sombrer dans les pièges, d’une quelconque tentative d’amalgame, non sans, permettre en vous, une projection sur l’avenir du pays, forte de votre expérience de la pratique de la gouvernance, de l’exercice du pouvoir et la connaissance sociologique, de votre peuple, cependant, outré par son orgueil, meurtri par une gestion économique exsangue et raidi par le dur labeur du quotidien.

Monsieur le Président,

Vous êtes certes ragaillardi, par votre présomption de cupidité, subjugué que vous demeurez aux conséquences de vos engagements et enthousiaste à l’idée de la pérennité de votre œuvre à la tête de l’État, vous faites office d’une ora, qui n’est plus que rassurante, mais plutôt, redimensionnée, selon la contingence des perspectives que vous enclenchez dans la foulée, des nouvelles perspectives à l’actif de votre gouvernance.
Pis, souvent énivré, Monsieur le Président, par votre gestion économique de la Guinée, que d’autres protagonistes de la scène politique locale, s’émerveillent à qualifier pourtant de chaos, parce que s’estimant plus apte, à faire rayonner le pays, ou, ont en tout cas, de quoi fouler au sol, par leur maîtrise quasiment prouvée, avérée et démontrée des mécanismes de création de la richesse, concomitamment à votre tendance à balayer d’un revers de main, toute alternative, à votre approche au quotidien, des problèmes du pays, tout au plus, à en croire, vos prises de position sporadiques, vous ne vous privez d’une seule occasion, vous seyant pour fustiger, toute voie discordante, quand bien même, que la démocratie est émulation, débat d’idées et participation de toutes les forces vives de la nation, à l’effort de développement et de reconstruction nationale.

Monsieur le Président,

Conscient que nul ne peut dénier votre aspiration, ainsi que votre volonté pérenne, à promouvoir, un développement d’envergure pour le pays, néanmoins, votre stratégie déployée à propos, n’a su plonger que dans l’incertitude, n’est en même, de permettre la cooptation des compétences requises et les hommes rompus à la tâche de la gouvernance économique, encore moins, une administration efficace et au service de vos idéaux, raison pour laquelle, on assiste à l’injection d’un important volume d’investissements, qui ne fait qu’accroître notre endettement, ne procure au final que des résultats piteux, largement en deçà des objectifs affichés, si ce n’est plus que ces investissements, enrichissent les uns, au détriment de l’État, entrevu tel l’aune du peuple.
Mieux, la corruption qui est un corolaire de la mauvaise gestion et que vous vous êtes résolument engagé à endiguer, juguler et bannir du jargon de l’administration publique, est apparue sous votre règne, tel le signe manifeste de votre difficulté, par extension, votre impuissance à débarrasser l’État de cadres véreux, d’où elle devient, un goulot d’étranglement, aux conséquences désastreuses.
Par ailleurs, les défis à surmonter, étant immenses, les objectifs à atteindre innombrables, ainsi qu’un panel de plus en plus fournies de difficultés, Monsieur le Président, votre salut, doublé de votre grandeur, n’auront de tenants et d’aboutissants, que la latitude, qui vous est conférée de vous forger une fin de règne à la lumière de l’éclat de votre ascension politique, ainsi qu’il vous est dévolu, de continuer à mettre à profit, la plénitude des pouvoirs, dont vous êtes dépositaire, pour parapher votre règne avec dextérité.

Monsieur le Président,

Je vous suggererai, de consentir, nos critiques, dans la seule limite de leur évocation, si elles ne parviennent à vous pousser à une remise en cause, de votre approche de la gouvernance démocratique et si vous ne voulez tomber dans l’escarcelle du déni, éluder votre passé sulfureux d’opposant, entraver la consolidation de la démocratie, pourquoi pas, donner, une image de vous, qui ne saurait correspondre à celle que vous souhaitez léguer à la postérité.
Cependant, comme il est souvent dit, je cite: « Qui aime bien, châtie », Monsieur le Président, ne vous fiez aux propos édulcorés, qui ornent votre quotidien, ni céder à la tentation de la démesure, dans votre quête de l’excellence républicaine, mais ayez plutôt, la force de persuasion, que ceux qui vous incitent assez souvent à outrepasser vos prérogatives, sont cependant, ceux qui œuvrent avec promptitude, pour assombrir le chemin tortueux de votre destin de Président.

Monsieur le Président,

Vous vous êtes bâti une vie, un parcours et un destin qui vous ont prédestiné à la fonction que vous exercez à présent, puisque vous y avez cru et pressenti, tel le parcours dont vous rêvez et dont la démocratie n’est plus qu’un havre, donc, ayez l’humilité, la hauteur de vue, la probité morale et l’abnégation, de vous placer au dessus des querelles, qui vous font revivre les lointains moments, ceux cauchemardesques, de votre traversée du désert.

Vive la république

Vive la démocratie

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Secret d’alcôve


Vu l’effervescence suscitée par l’idée d’aligner la constitution, sur les nouveaux impératifs de stabilisation politique, de nivellement des institutions et surtout, la conférer une légitimité probatoire à la caducité de son contexte d’élaboration, ainsi que le quiproquo de son mode d’adoption, nonobstant, le pendant dissimulé de velléité de tripatouillage de celle-ci, afin de briguer un troisième mandat,

Vu les contraintes majeures que ledit projet de révision constitutionnelle est susceptible de révéler en terme de gouvernance,

Vu que la nature de l’approche analytique ayant prévalu au verrouillage de l’article 152 de l’actuelle constitution, semble sujette à controverse,

Vu la nécessité de pourvoir une perspective, adoucissant les effets corrosifs du processus de développement sur les équilibres sociaux,

Vu l’improbabilité de concilier l’aspiration populaire avec la remise en cause, d’un principe rendant le droit constitutionnel Guinéen atypique, car très réactive sur la question de la durée et le nombre de mandat présidentiel,

Il est d’une sommité intellectuelle imprenable, de songer à approfondir le débat sur les diverses éventualités, auxquelles, la révision constitutionnelle pourrait subjuguer le peuple, notamment, la nécessité ou non, de l’entériner de sorte à trouver un dénouement explicatif de l’utilité de la relire, si besoin la réécrire, cette fois-ci, par une représentation nationale issue du suffrage universel, et y apporter, les correctifs nécessaires à son adéquation avec les grands enseignements tirés de son application sous le pluralisme démocratique effectif et manifeste, sans toutefois laisser vacantes, la difficulté, mais surtout, l’incertitude, à pouvoir coincider les velléités de tripatouillage en germe avec l’obligation d’agir, en préservant les acquis de conquêtes sociales symboliques.

Sur ce,

Attendu que sur le plan juridique, la question du verrouillage des dispositions relatives à la durée et le nombre de mandat, est élucidée et clarifiée,

Attendu que dans son esprit, autant que dans sa lettre, la constitution, paraît hermétique sur toute possibilité d’abrogation desdites dispositions, favorable à leur révision au profit de leur assouplissement, à un concours de circonstances,

Attendu que le verrouillage de la constitution, quelques soient les motifs, quelqu’en soit l’émanation, encore moins la dévolution, est une rupture de la flexibilité, ainsi que la souplesse, censées la caractériser,

Il devient probant de se pencher sur la pertinence d’une perspective, bien que tordant le coup, aux tentatives de confiscation du pouvoir, ne présage en rien, la faculté d’anticipation, supposée prévaloir, lors de l’élaboration d’une constitution, moins lors de sa conception, y compris, sa formulation théorique. D’où, il faille disjoindre, en deux segments distincts, la durée du mandat et le nombre, pour espérer, esquisser la prééminence de l’un sur l’autre.

Ainsi, l’opportunité d’une analyse, de l’impact d’un allongement de la durée, sur les tentatives de maintien, autrement, le nombre, par le biais d’une éjection du verrou constitutionnel, se trouve préciser, tout en mettant en exergue, les raisons de s’interroger, en quoi, d’une situation conflictuelle, on peut aboutir à un projet de révision, au bénéfice exclusif de l’objectivité et le pragmatisme, sachant le recours à la révision constitutionnelle, aussi rare que difficile à dicter, hors impératifs absolus et au lieu, de déclencher immédiatement les hostilités et engranger des débats stériles?

En conséquence, pour satisfaire le désir d’âpreté de l’exécutif, combler les relents protestataires de la classe politique et permettre au consensus, de s’établir, il convient d’exposer, la question de l’allongement de la durée du mandat présidentiel, au prorata, de la promptitude et l’ampleur de la sanction électorale, pour se persuader, qu’elle est d’un concours précieux, à la fois, pour les bénéficiaires de mandats électifs, que la population électorale.

Mieux, la double mandature déclinées en 5 ans renouvelable, une fois, est une antithèse, de la preuve du rapport conflictuel, entre, la durée et le nombre, d’où, en synthèse, le prolongement de la durée s’impose, telle une nécessité de joindre l’exigence de résultats avec la nature, ainsi que la proportion de la sanction électorale.

Par ailleurs, l’allongement de la durée du mandat, étant de nature à étouffer les velléités de tripatouillage constitutionnel, et envisageable, de sorte à lever l’équivoque, sur la nature de la controverse faisant l’objet d’une tractation nourrie autour, de la nécessité ou non d’apporter une touche à la constitution, paraît sans doute, le corollaire de l’exigence de résultats ainsi que le respect des promesses de campagne, parallèlement au renouvellement ou non du plébiscite populaire, tout en n’étant moins illustratif, des divergences à aplanir afin que la durée du mandat, permette de refléter les moyens d’action conférés à l’exécutif pour mener à bien son projet.

En outre, la délimitation du nombre de mandat, étant censée être un paravent, contre le tripatouillage constitutionnel, ne paraît dans tout les cas de figure, en adéquation, avec la propension souvent augurée, par les exécutifs, dans leur quête de la plénitude des moyens d’action, d’où, le recours au verrouillage, ne répond plus, aux exigences de régulation du fonctionnement des institutions républicaines, mais laisse plutôt, éclore la question pertinente, du choix entre le septennat et le quinquennat, revue à hauteur de la spécificité, y compris, la grille de lecture des contingences économiques, les difficultés politiques et l’instabilité sociale relatives à chaque nation constitué sur le fondement des attributs de la souveraineté.

Ceci dit, l’approche alternative à la non limitation des mandats, trouve son exégèse dans la perspective de l’allongement de la durée du mandat, de sorte à permettre au peuple, de non seulement, récuser son choix, sans avoir à transiger sur le temps, mais aussi elle ouvre grandes les voies d’un assouplissement de la constitution conformément aux aspirations du peuple articulées sur la modulation simultanée des objectifs de développement et son accommodation avec les visées constitutionnelles.

Mieux, l’institution du septennat fait obstruction à la non limitation du nombre de mandat, par un allongement de la durée du mandat, tout en rendant coercitive la limitation du nombre de mandat à 2.

Ce faisant, le choix advenant, bien que de nature complexe, s’enclenche dans la foulée des perspectives, de choix du septennat, en lieu et place, du quinquennat, un choix devant être circonscrit dans le temps, dans le but d’en finir avec les querelles autour du postulat politique, car nous constatons assez souvent, que l’institution du mandat présidentiel, est dictée, par des critères, autant d’objectivité, que de subjectivité.

Néanmoins, les injonctions portées par l’élite politique, lorsque celle-ci, se prévaut de l’incongruité du mandat pour justifier son incapacité à mettre en œuvre, son projet de développement, vient corroborer le recours à une révision constitutionnelle, dont les normes et les modalités, dépendent des raisons invoquées pour y recourir.

Ainsi, nous constatons qu’à l’avenant d’une telle perspective, le septennat autant que le quinquennat, comportent des avantages et des inconvénients, toutefois, indexés sur les perspectives de révision déclenchées, mais aussi sur les implications politiques et les contraintes institutionnelles, qu’il faille jauger, pour espérer trouver une interprétation s’adonnant à la problématique telle que posée.

1) Les Avantages d’un septennat:

En tant que quitus et nœud gordien, de la présente tentative de compréhension, ainsi que d’élucidation, de la problématique de la révision constitutionnelle, le septennat en l’absence de toute volonté de saper la mouture de la constitution actuelle, présente dans le cas spécifique de la Guinée, toutes les possibilités d’institution, nonobstant les injonctions émanant des velléités révisionnistes.

En outre, il faut signaler que l’un des points névralgiques, par extension, l’un des aspects de la fragilité de la démocratie, se trouve être l’impact de l’alternance politique sur la linéarité des politiques de développement, car souvent interrompues ou remises en cause, à tort ou à raison, par la nature des divergences de lignes politiques. D’où, il est un impératif de premier ordre, de s’y pencher, conformément aux efforts de stabilisation politico-économique, de sorte à entrevoir en son seuil, la pertinence ou non du choix du septennat, au détriment du quinquennat.

Pour preuve, Alpha Condé, de même que tout ceux qui se trouveraient dans son cas d’espèce, quoique bénéficiant de l’expression du suffrage universel, donc nantis de la légitimité populaire, sont une illustration parfaite, de l’accommodation, de la situation économique et politique de la Guinée, ainsi que partout ailleurs, avec l’institution d’un septennat renouvelable une fois, puisque, inexpérimentés dans la gestion des affaires publiques, ne maîtrisant que peu les arcanes de la haute administration et peu rôdés à l’exercice du pouvoir, il leur faut un temps d’acclimatation avec le climat politique au sommet de l’État, celui pour se familiariser avec la gestion de dossiers sensibles et un moment pour asseoir ou imposer leur autorité, d’où par déduction, il faut au minimum, 2 ans de période de carence, pour qu’ils se sentent aptes à gouverner.

Ainsi 2 ans déduites de 7 ans, permettent logiquement d’envisager, une sanction électorale à la fin du premier mandat.

Ensuite, l’organisation des élections présidentielles, législatives et communautaires à chaque 5 ans est d’un coût financier et d’un volume de travail, tels que seule l’institution d’un septennat, est en même de prémunir des risques d’instabilité, la rupture des politiques de développement et atténuer les velléités de tripatouillage constitutionnel.

2) Les inconvénients:

Il est fort probable qu’avec un régime présidentiel, l’institution d’un septennat expose à des risques, notamment:

-d’hégémonie politique de l’exécutif, sur les autres institutions républicaines

-le musellement de l’opposition, imputable à la durée concédée au mandat présidentiel

-Un accaparement de toutes les sphères de décision,

-Une sécularisation de l’interaction des institutions,

Outre, le coût financier des opérations électorales, leur récurrence en un temps relativement court, les risques d’instabilité, etc..il faut toutefois, pour y souscrire, l’observance d’un certain nombre de préalables et de barrières, dont le nivellement des prérogatives institutionnelles de l’exécutif pour éviter qu’il ne phagocyte les autres.

Quoiqu’il en soit, il importe de signaler que la révision constitutionnelle, n’étant requise sous aucune forme par l’actuelle constitution, si ce n’est par voie de dissolution, ce qui laisse naturellement libre court à toutes les éventualités, d’où l’envisager peut procéder de deux manières, à savoir:

Réviser la constitution, avant la fin du mandat du président actuel, une perspective lui permettant d’être éligible, pour un nouveau mandat, le principe de non rétroactivité de la loi, étant applicable ou attendre la fin de son mandat pour y faire face.

Quoiqu’il advient de s’y figurer, la question de la révision constitutionnelle et surtout le choix entre le septennat et le quinquennat restent clairement posées, tout en contribuant, de lever l’équivoque sur un problème aux ramifications attentatoires à la stabilité politique ainsi que le rayonnement de la démocratie.

À suivre……

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